jeudi, 30 août 2007

Carte !

Encore un petit complement... Comme on sait que vous n'avez pas tous une carte du Kirghizstan sous les yeux, voici les principales villes ou on est alle et ou on pense se rendre, ainsi que notre parcours !


Pour une carte plus grande

Churukti, Tash Rabat et Chatyr-Kol

Coucou a vous tous !

Tout d'abord, merci beaucoup pour tous les mails (et sms) que vous
nous avez envoyes. On pense bien a vous ici depuis Naryn (la preuve,
on est a nouveau entrain d'ecrire :) (mais cette fois-ci, on promet de
faire plus court !) (quoique...)

Depuis notre dernier message, on s'est rendu a At-Bashy ou l'on s'est
repose 2 jours en esperant organiser un trek a cheval jusqu'a Tash
Rabat. Voici la suite de notre histoire...

En attendant, on profite de visiter la region et les ruines de Koshoy
Korgon. Le temps d'une semaine, ce site se transforme en festival pour
feter l'inauguration du musee attenant. Yourtes en fete, tetes
coiffees, epopees racontees et chantees, on profite de s'immerger dans
la culture kirghize, sans compter les multiples stands de shyrdaks et
de chachliks.

Ne trouvant pas de chevaux, un taxi nous pousse sur 60km, avant que
l'on parte a pied pour 5 jours de trek magnifiques, nous faisant
visiter la vallee isolee de Churukti, le pole touristique de Tash
Rabat et le lac Chatyr Kol, proche de la frontiere chinoise et du col
du Torugart.

Malgre notre autonomie, ce trek nous donne a de multiples reprises
l'occasion de decouvrir de l'interieur la vie des bergers nomades.
Leurs yourtes se composent d'une armature pliable en bois (kerege)
d'ou partent de hautes perches (uyuk) fixees autour d'une ouverture
ronde (shanrak) permettant la regulation de la temperature,
l'aeration, l'eclairage et l'evacuation de la fumee. Au sommet, la
piece maitresse, le tyndyk, est une roue dotee de deux triples rayons
qui soutient le toit. On la retrouve sur le drapeau kirghize. Sur
cette armature, de grandes baches de feutre nous isolent de
l'exterieur. A droite de l'entree, un poele permet de cuisiner et de
chauffer le lait pour former le yoghourt qui, une fois seche, donnera
des boulettes de kurut. Au fond, les edredons, qui servent de matelas
et de couvertures la nuit, sont soigneusement empiles. Tout autour,
les murs permettent de suspendre habits et garde-manger, alors qu'une
place au chaud pres du poele est reservee pour le pishkek, baratte qui
sert a la fabrication du kumiz (lait de jument fermente). Le sol est
couvert de tapis et de nattes en feutre sur lesquelles une table basse
est posee pour le the et les repas. C'est a ces occasions que nous
avons notamment pu deguster de la creme fraiche sur du pain chaud ou
un "caramel" servant a la conservation de la creme et du beurre. Par
ailleurs, on s'habitue au gout acide du kumiz et du kurut...

Ce trek fut egalement l'occasion de quelques prouesses climatiques.
Apres le passage d'un col a pres de 4000m, un orage nous a apporte de
la neige venant glacer nos mollets endurcis. C'est avec bonheur que
l'on a ensuite troque notre tente pour la chaleur d'une yourte et la
compagnie des bergers.

On est aujourd'hui de retour a Naryn, en esperant prendre demain le
bus pour Kazarman. Celui-ci ne circule que le mardi et le vendredi, or
demain est le jour de la fete de l'independance kirghize... Par la
suite on espere rejoindre la region d'Osh au sud-ouest du kirghizstan
d'ou vous aurez plus de nouvelles...

On vous embrasse tous bien fort. Bon courage pour les travaux sur le
toit, la recherche d'un appart, la (re)prise du travail, ...

Camille et Antoine

mercredi, 22 août 2007

Lac Song-Kol

et nous revoila pour la suite (si vous en avez le courage :-)...
 
Devant l'agence du CBT, on retrouve notre guide et une petite jeep qui nous menerons jusqu'au village de Jumgal. La, on s'arrete chez la coordinatrice de Sheperd's Life qui se charge de nous trouver 3 chevaux et nous concocte une delicieuse soupe aux raviolis. Rassasies, on charge les chevaux (surtout celui du guide qui porte nos deux sacs remplis de provisions pour la partie pedestre de notre balade) et on nous explique les rudiments de la monte kirghize. Un son proche de "tchua" sert a les faire avancer, une cravache et c'est partit pour une magnifique traversee a travers les champs d'avoine et les collines paturees. On longe une riviere et on remonte sur l'autre versant jusqu'a un petit col qui nous offre une vue splendide sur la vallee suivante. Encore une petite heure et nous rejoignons nos premieres yourtes. Pendant que les freres et le pere rentrent a cheval plusieurs chargements de foin frais, la grande soeur nous offre le the et se met a la preparation des momos du soir, farcis de mouton et d'oignons, avec la maman et la petite soeur. Toute la famille est regroupee pendant les deux mois d'ete, alors que le reste de l'annee, les 3 plus grands etudient a Bishkek. Apres le repas, notre yourte se transforme joyeusement en dortoir et on passe une excellente nuit emmitoufles dans nos edredons.
 
Le lendemain, apres un copieux petit dejeuner de semoule au beurre (avec un petit gout de galette saint-Michel) On gravit la montagne derriere les yourtes jusqu'a un col qui nous mene, apres une belle descente jusqu'au bord du lac Song-Kol. En chemin, on fait une halte aupres d'une yourte d'hotes ou l'on deguste sieste et pilaf.
 
Encore quelques km sur les rives, entre troupeaux de chevres, de moutons et de chevaux et l'on rejoint notre second campement. L'endroit est magnifique, l'accueil chaleureux et la petite fille adorable. Arrives assez tot dans l'apres-midi, il nous reste du temps pour une seance coiffure au couteau suisse, assis dans les galets, au bord du lac, a 300m d'altitude, au soleil couchant, apres un bon bain, court mais agreable.
 
Le 3eme jour, alors que notre guide retourne sur nos pas avec nos chevaux, nous continuons a pied sur ce haut plateau largement pature. La traversee est magnifique, mais la route est interminable, au point que l'on decide, arrives au bout du lac, de prendre un autre itineraire, nous evitant 40km supplementaires sur ce haut plateau a perte de vue. On campe le long de la riviere, non loin de yourtes de bergers.
 
Le 4eme jour, on prend de la hauteur sur les collines qui longent la riviere afin d'eviter les gorges. On redescend ensuite dans une vallee granitique. Les collines denudees ont laisse la place a des montagnes partiellement boisees. Malgre le vent qui nous suit depuis le lac, on plante notre tente pour une deuxieme nuit dans le fond de la vallee au bord de la riviere.
 
Il nous faudra ensuite un peu plus d'une journee de marche entre de nouvelles montagnes et collines pour rejoindre la route Kochkor-Naryn, ou un ancetre de camion-citerne nous prend en stop jusqu'ici, a Naryn. Il continue en direction des mines d'or de Kazarman... transportant un mysterieux liquide...
 
La suite de nos projet n'est pas encore tres claire et l'on ne souhaite pas vous charger d'avantage :-) (merci a ceux qui nous ont lu jusqu'ici !). Merci pour vos mails, vos commentaires sur notre blog et toutes les nouvelles que vous nous donnez de suisse ou d'ailleurs ! On pense bien a vous,
 
Antoine et Camille
 
PS : le prochain message sera probablement aussi long... et peut-etre meme plus ! Ce pays est tellement magnifique que l'on souhaite tout raconter ! Alors d'ici la, reposez-vous bien ;-)

En route pour Kochkor

Coucou,

Nous voici a Naryn, en pleine sante... mais nous voulions vous envoyer ce mail depuis Kochkor la semaine passee... le voici donc !

Au depart de karakol, apres notre magnifique trek, nous nous arretons a Barskoon dans le but d'observer la fabrication des yourtes. Ce village de 5000 habitants se trouve sur la cote sud du lac Issyk-Kul, ou plutot un peu en retrait, car il faut pres d'une heure 30 pour le rejoindre a pied ;-) N'etant pas touristique, il n'y a pas de logement ou d'hotel prevu pour les touristes. Nous avions donc prevu de camper sur la plage ou dans un coin un peu retire, cependant, dans le premier petit magasin ou nous entrons pour acheter un pique-nique apres que le bus nous aie depose, nous lachons a tout hasard le mot "комната" (chambre en russe) et nous voila partit pour une nouvelle aventure...

Un des jeunes present dans le magasin a justemement un ami qui a une grande maison. D'autres se proposent aussi... mais plus loin en dehors du village. Nous avons finalement l'embarras du choix ! Nous suivons donc notre compagnon jusqu'a la maison de son ami. La, devant la porte, un enorme camion (avec des inscriptions en allemand et en anglais, mais immatricule au Kirghizstan) se fait charger d'abricots. Presque toute la recolte de la famille partira a destination de la Russie... peut-etre meme plus loin !

Un peu plus haut, devant la maison, on rencontre Jamila, la maman, puie le petit frere, la voisine, etc. Bref, tout le monde essaie de nous aider. Ils connaissent quelques mots d'anglais et ont sorti leur dictionnaire. De notre cote, nous ne quittons pas notre petit guide francais-russe, ni l'instinct des gestes et des mimiques qui fonctionne tout aussi bien !

On nous installe dans une chambre spatieuse. Plusieurs couches d'edredons font office de lit (nous devons avouer que c'est tres confortable !). En bas, Jamila a deja prepare le the, les abricots, le pain et la confiture. Au the d'accueil s'ajoute une salade tomate-concombre (du jardin) et nous partons pour une balade vers le lac largement rassasies. A notre retour, nous participons a la preparation de la soupe de pomme de terre (bouillon de mouton, carottes, oignons, tomates et pommes de terre) et de la salade du soir. Nos contacts tant esperes avec la culture Kirghize ont enfin commences ! Nous faisons le tour du jardin (chaque legume est traduit en russe, kirghize et francais), puis de la maison. Jamila nous montre les shyrdaks (tapis de feutre) et broderies qu'elle a fait. On se sent largement accueilli et on profite pleinement de cette premiere experience culturelle.

Ici, la base de l'alimentation tourne autour du mouton (bien gras de preference, c'est d'ailleurs une espece speciale au "grosses fesses" selectionnee pour sa qualite culinaire). Cependant les crudites ne manquent pas. Ce sont les tomates et les concombres que l'on retrouve a tous les repas (meme Camille commence a en redemander) Du cote des fruits, nous nous regalons d'abricots, de pommes, de prunes, de raisins, de melon et bientot de pasteque (c'est un peu gros pour nous deux, alors on attend l'occasion d'avoir plusieurs jours devant nous ou des gens avec qui la partager...). Avec le mouton, que l'on trouve soit sous forme de "шашлик" (brochettes trop bonnes), soit quelques petits morceaux dans le "плов" (pilaf) et dans le "лагман" (nouilles) ou alors pour former la base du bouillon. On consomme beaucoup de pain. Celui-ci est cuit dans des tandoors a la maniere des naans indiens (d'ailleurs, le "хлеб" russe devient "nan" en kirghize). Il est trop bon !!! On se releve meme la nuit (on en a toujours sur la table de nuit d'ailleurs :-). Bon la, on exagere un peu... mais pas tant que ca. Bref, vous comprendrez que depuis qu'on s'autorise fruits et salades sans avoir peur de la tourista... on a tendance a trop manger et a se faire vraiment plaisir.

Le lendemain matin, apres une bonne nuit, notre petit-dejeuner se compose de ble cuit a la vapeur, d'oeufs durs accompagnes d'oignons cuits, de pain maison et d'une delicieuse confiture de cassis (maison egalement). On se regale et apres quelques echanges d'adresses, de photos et de cadeaux touchants (on a recu une belle tapisserie en feutre representant le lac Issyk-Kul et les montagnes du Tian Shan), nous reprenons la route de Kochkor (a ne pas confondre avec Kachgar, la ville marche de la route de la soie dans le Xinjiang chinois, "juste a cote", apres le col du Torugart). Un car de touristes allemands nous prend en stop et nous mene droit au but. Traversee sympathique et pas chere...

Arrives a bon port, on profite des agences communautaires pour trouver un logement chez l'habitant et organiser un futur trek a cheval (tout organise cette fois-ce, avec guide, hebergement et repas dans des yourtes). Il nous faudra 70 km de taxi et deux jours de cheval pour rejoindre le Song-Kol. Depuis ce lac situe dans les paturages a 3000m d'altitude, nous abandonnerons guide et chevaux pour rejoindre la grande vallee de Naryn a pied, par nos propres moyens. Nous pensons prendre 5 a 7 jours pour parcourir les 100km qui nous separent de Jangy-Talap. Le futur reste incertain. Idealement, on espere rejoindre Tash-Rabat, plus au sud encore, mais les transports semblent inexistants et il nous faudra alors rejoindre Naryn, a l'est, avant de redescendre par une autre vallee plus frequentee...

Avant de partir, on profite encore de se balader dans les environs de Kochkor (village de болшевик). On fait d'agreables rencontres, et on se fait inviter pour le the dans une famille (le garcon voulait que l'on vienne photographier son veau et sa brebis), le pain sort du four et le miel est delicieux...

Voila pour nos aventures jusqu'au 16 aout  ! La suite (jusqu'au 22) suit dans un nouveau message et en attendant, nous pensons bien a tous ceux qui doivent encore defendre leur travail de master ! MMM.

Camille et Antoine

PS : on a finalement craque pour la pasteque. Il nous reste un jour pour manger les 3kg qu'il nous reste... mais on va y arriver :-)

PS2 : on a finalement abandonne le kilo restant a notre hotesse avant de prendre la route du lac

PS3 : au gre des paysages, notre trek s'est un peu modifie... plus d'infos dans le message suivant !
 
PS4 : desole, cette fois-ci pas de photos dans le texte (ca le rend plus digeste... on sait  :-) mais on en a mis quelques unes sur notre galerie ... seulement on n'arrive pas les voir depuis notre ordinateur !

lundi, 13 août 2007

Terskey Alatau

Cher tous,

Nous voici de retour de notre magnifique trek dans les montagnes derriere Karakol : le Terksey Alatau. Apres six jours de marche (dont le dernier sous la pluie), nous avons vraiment profite de ces paysages magnifiques. Pour les curieux qui ont le temps de nous lire : voici quelques details.

Jour 1 - Jeti-Oghuz

Un taxi nous pose au sanatorium de Jeti-Oghuz, la ou la montagne forme sept taureaux de pierre rouge. De la, nous continuons notre chemin a pied vers la vallee des fleurs. Nous remontons cette riviere dechainee, la traverssant par des ponts en rondins a six reprises, a travers une vallee etroite et escarpee. Plus haut, le paysage se transforme en de larges paturages accueillants yourtes, moutons, vaches et d'autres enfants ravis de poser devant notre appareil photo. On monte encore vers les paturages a genisses, tout la-haut ou la riviere meandre entre pelouses et marais. Ici, seules les marmottes, les taurillons et l'orage nous accompagnent. On decide de planter la tente au fond de la vallee, a 3000m, sous le soleil revenu, dans des lumieres magnifiques. Plus tard, la pluie, puis la grele, nous bordent et nous laissent dans un sommeil profond.

Jour 2 - Col de Teleti

Au reveil, sous un soleil nouveau, nous sechons et empactons nos affaires avant de traverser le torrent a pieds nus, sacs et chaussures sur le dos, et de nous lancer vers le col de Teleti. La montee est raide mais de delicieux abricots secs nous aident a grimper dans ces paturages fleuris de gentianes et d'edelweiss. Nous croisons les derniers chevaux qui paturent tranquillement vers 3400m avant d'atteindre les hauteurs rocailleuses du col a 3750m. Nous redescendons dans une nouvelle vallee, ou se succedent, autour d'un torrent, les memes types de paysages. Vers 3000m, nous rejoignons une foret a champignons que nous devallons sur 300m avant de camper au fond de la vallee de Karakol, ou nous croisons de nombreux champignoneurs et un jeune homme a la recherche de son cheval. La encore la musique des rivieres et quelques gouttes de pluies nous accompagnent dans notre sommeil.

Jour 3 - Vallee sauvage

On se reveille au milieu des chevaux le temps d'un copieux petit dejeuner et nous repartons hors des sentiers battus vers une vallee sauvage avec l'espoir de rejoindre le lac d'Ala-Kol. L'ascention commence par la traversee du torrent sur un tronc humide et glissant regulierement arrose par de nouvelles lames d'eau. Elle se poursuit par une montee dans les raides paturages, ou les sentiers font defaut, sur plus de 900m de denivele. Le haut de la vallee, plus plat, se revele sauvage et magnifique. Un petit ruisseau serpente entre pelouses et eboulis avant de disparaitre dans les roches karstiques. On continue a monter dans les pierriers a la recherche du col, mais son acces excessivement raide a travers les rochers nous pousse a rebrousser chemin, d'autant plus que la descente de l'autre cote n'est surement pas plus evidente. Nous campons sur ce haut plateau, sans pluie, ou nous nous regalons d'un delicieux risotto ail-pomme-abricots-piments accompagne d'un magnifique couche de soleil.

Jour 4 - Montee vers Ala-Kol

Les nuits sont fraiches a 3500m. Le lendemain matin, le paysage est recouvert d'une fine couche de givre que le soleil a vite balaye. Apres avoir bien profite de ce magnifique espace, la descente nous ramene rapidement vers la valle de Karakol, d'ou l'on entreprend de rejoindre le lac par la voie normale. Un chemin raide et sinueux (ici les virages ne sont guere utilises pour limiter la pente) serpente a travers la foret, ou aucun souffle ne raffraichit l'atmosphere. L'air lourd se transforme rapidement en orage. Nous prenons refuge sous un rocher avant de rejoindre l'espace de campement, la ou le ruisseau, retenu par un barrage naturel, s'infiltre vers les profondeurs karstiques. Ce soir, pour la premiere fois, d'autres tentes nous environnent. Apres un bon bain, on profite du soleil et d'une nouvelle soiree sans pluie. La encore le chant de la riviere nous berce toute la nuit.

Jour 5 - Lac Ala-Kol

Nous suivons le torrent et remontons les chutes jusqu'au lac Ala-Kol. Celui-ci, coince entre les glaciers et les montagnes est de couleur verte, changeante avec les nuages. La vue est magnifique depuis les hauteurs ou l'on pique-nique. La vue du col abandonne l'avant-veille nous conforte dans notre choix. Le passage aurait ete perilleux au vu de notre equipement et du poids de nos sacs. Nous rejoignons ensuite le col d'Ala-Kol, grace a un chemin montant dans les eboulis. Arrives au col, a 3860m, une tempete soudaine accelere notre descente. Sur plus de 200m d'altitude, on se laisse porter et l'on skie presque sur un melange de terre et de gravier. Arrives en bas de la pente, quelques 15 minutes plus tard, on est mouille jusqu'aux os. Heureusement, le soleil revient vite et on seche en profitant de la vue des differents plans montagneux encore tout embrumes. On partage la descente avec un jeune couple americain qui nous fait part d'une expression du Colorado bien adaptee a ce que l'on vient de vivre : "If you don't like the weather, then wait ten minutes". Dix minutes plus tard, effectivement, la pluie revient, mais s'installe presque definitivement. On profite d'une accalmie pour monter notre tente sous le regard curieux des genisses et taurillons et d'une autre pour cuire nos pates que l'on sera force de manger sous la tente.

Jour 6 - Redescente par Altyn Arashan

La pluie n'a pas cesse. On reste au chaud dans nos sacs de couchage. On profite d'une baisse de l'intensite pour plier bagage et redescendre sur les sentiers boueux et sous la bruine humide. On s'arrete a Altyn Arashan le temps d'un the et d'un pique-nique au sec, avant de reprendre la route jusqu'au pied de la vallee quelques 20km plus bas. On renonce ainsi a explorer le haut de celle-ci et les vues, parait-il magnifiques, sur le pic Palatka. En fin d'apres-midi, on retrouve avec plaisir le soleil et les salades de Karakol.

Depuis, nous avons pu nous doucher, faire notre lessive qui seche actuellement au soleil et nous repartons demain, mardi, pour la rive sud du lac Issyk-Kul et le centre du Kirghizstan (Kochkor, Le lac Song-Kol, Naryn, ...). D'ou on espere vous donner d'autres nouvelles d'ici une quinzaine de jours.

On vous embrasse fort et on espere que la meteo europenne s'est amelioree, que les cyclistes ont pu reprendre chemin et que vous allez tous bien.

Bisous

Camille et Antoine

PS : comme d'hab., d'autre photos sont disponibles sur notre galerie, desoles... elles ne sont pas dans l'ordre !

lundi, 6 août 2007

1ere semaine

Coucou,

Nous voici a Karakol, apres une premiere semaine tranquille de plage et de marche magnifique. Apres avoir quitte la capitale, nous avons rejoint Tamchy, "paisible" village touristique au bord du lac. En fait, ce sont essentiellement des Kirghizes, des Kazaks et des Russes, venus en famille se reposer au bord de la "mer" et loger dans un des nombreux logement chez l'habitant. Nous avons profite de nous reposer et de deguster nos premiers abricots, chachliks (delicieuses brochettes de mouton) et pains cuits dans des tandooris.

Apres ce repos bien merite, nous voila parti pour un premier petit trek dans les vallees de chong ak-suu et kichi ak-suu, toujours au nord du lac. Nous montons, au milieu des cultures, un berger nous offre des abricots en cours de route et nous rejoignons ensuite une gorge etroite peuplee de montreur d'aigles et de yourtes touristiques dans laquelle les touristes montent en voiture. Plus haut, on rejoint un plateau plus paisible ou paissent des centaines de chevres et de moutons. Apres avoir essuye un premier orage, on campe la premiere nuit au bord d'un lac. Le lendemain, on rejoint la vallee voisine par un col facile et on se retrouve au milieu d'un immense plateau egalement pature ou les cavaliers s'en donnent a coeur joie. Apres une deuxieme nuit dans la descente, on retrouve les cultures et le bord du lac, d'ou l'on rejoint Karakol en minibus. (plus de photos sur la galerie !)

Cette ville ressemble a un immense village, malgre ses 65000 habitants. Les maisons ont rarement plus de deux etages et sont environnees de jardins. Ici, beaucoup moins de touristes locaux, mais que de francais... On loge dans une magnifique chambre avec un lit dur... quel confort! Dehors un jardin fleuri nous accueille pour le repas.

Demain nous repartons marcher au sud de la ville pour une semaine, passer de col en col (3800m environ) et gouter aux sources d'eau chaude. Trek deja decrit dans un message precedent.

On vous embrasse fort, on se rejouit d'avoir de vos nouvelles et de vous en donner plus egalement !

Camille & Antoine